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lundi, 08 septembre 2008

Rentrée en abîme... Marseille 1975

Un Lundi, celui de la rentrée des classes, celui de la patère avec son nom, celui de la nouvelle maîtresse, celui du premier jour de sa vie à la cantine... J'ai glissé.

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J'ai glissé en 75. Je me souviens des marrons lisses et doux de la cour de l'Ecole Jean Mermoz, des grands lavabos où coulait une eau glacée, et de cette affiche qui orne toujours les murs des écoles, celle avec le petit bonhomme en bonnet, fatigué: l'affiche demande aux parents de coucher tôt les enfants. Annette* et ses grandes robes d'enfant sage et ses chaussettes hautes dans les babies, les miettes collées dans les poches. Les feuilles de platane que l'on colorie pour faire l'automne, le poème sur le vent, et cette crainte animale du soir qui tombe de plus en plus tôt.

*Parait-il qu'il n'y a plus que moi qui t'appelle comme cela?

J'ai pensé ce matin aux larmes de Maxime, et aux Rires de Zoé (trois ans le 06!), à ma Margaux au loin et à une autre enfant, il y a longtemps qui a tant aimé l'école. Est-on ce que nous voulions être, à la hauteur de ses rêves? L'Homme (le mien) ne rêvait pas, pourtant il a fait mieux que ça. Moi je rêvais et je rêve toujours...

Vit-on nos rêves, ou hantent-ils des pupitres vintage chez des brocanteurs chics? ou ne vit-on pas des éternelles rentrées, au boulot, avec des nouvelles connaissances, un fiancé? je connais un ami avec son enfance de petit gros dans le coeur, qui le frustre et le défie. J'en connais une autre avec une mèche d'enfant, fantôme sur son front, qu'elle plaque encore par nervosité. Où sont nos trois ans?

vacancesété09 127.jpgAnna a accroché son cartable (un vrai, petit en tissu comme un Tann's) elle s'est assise, expérimentée et concentrée. Elle a ri devant l'image d'un chien et mes doutes se sont envolés.

 

 

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Petit bureau restauré et autres merveilles chez www.bianca-and-family.com  

Commentaires

Tu peux ajouter les cheveux emmélés et les cernes... La nostalgie me rend mélancolique, même si je suis heureuse que les gamines que nous avons été existent encore un peu!Bisous, Anne(tte).

Ecrit par : Anne | mardi, 09 septembre 2008

Je peux presque voir tes nattes lourdes, mon cerveau reptilien reconnaît encore l'odeur du hall de chez toi (ce matin en sortant de chez l'homéopathe qui est dans la même résidence), et en me concentrant je pourrais sentir sous les dents le goût sucré des mûres.
Bisous ma caille.

Ecrit par : Christine | mardi, 09 septembre 2008

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